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La Torche / Un haut lieu historique / La Nécropole de Saint-Urnel

LA NECROPOLE DE SAINT-URNEL

A quelques centaines de mètres de cette pointe, en direction de Tronoan, se trouve le site de Saint-Urnel, auquel les recherches récentes de Monsieur Giot ont donné un regain de célébrité. Ce lieu est protégé par une couverture de sable.

Sur une dizaine d’hectares, on repère des couches superposées de squelettes – cinq au moins - et des sondages qu’on y a effectués font état d’un minimum de 100 000 morts et peut-être le double.

L’explication de cette fantastique ”cité des morts” peut- elle être donnée ?

Pour le professeur P.R. Giot ”ce cimetière de St-Armel, noté Saint-Saturnin sur le cadastre et les cartes et situé sur une butte à l’Est de la Torche, parait correspondre à celui d’une forte paroisse qui aurait subsisté du Vème au Xlème siècle. "

”Trois hypothèses sont possibles, poursuit-il, quant à l’origine de ce nom. Aurait-on débaptisé un saint indigène au profit d’un étranger figurant sur le calendrier officiel ? Presque tout le monde dans la région prononce saint ou sant-Urnel, ce qui suppose un éponyme Heurnel, identique à celui que l’on trouve à Plogonnec (Mesteurnel) et à Plogastel-Saint-Germain (Kerdeurnel) ; s’agirait-il encore dans un deuxièrne cas d’un saint officiel et plus probablement de Saint Saturnin, apôtre du Languedoc, mais peu honoré en Bretagne ? Ou enfin, autre hypothèse, d’un saint celtique d’origine galloise et qui aurait été précocement latinisé ?”.

”Cependant, indique-t-il, si le contour de ce cimetière sous le vocable de Saint-Saturnin est encore très mal connu en raison du mouvement des sables, il n’en demeure pas moins que, suite aux fouilles réalisées, on a mis au jour les ruines d’une petite chapelle édifiée vers 1050 ou 1075.

La densité des tombes, la duree du fonctionnement montre que ce devait être le cimetière d’une paroisse assez peuplée pour l’époque. Est-ce le cimetière de l’ancienne paroisse primitive du Cap-Caval distante à moins de 1 500 mètres du chef-lieu de Beuzec et qui, au Xlème siècle, aurait cessé peu à peu toute activité en raison de l’avancée des dunes, au profit par exemple de Beuzec ?

Ce sanctuaire, voisin de Saint-Urnel, existait déjà. D’ailleurs le cartulaire de la cathédrale de Quimper précise "qu’elle fut le siège d’un doyenné qui fut supprimé en 1283. Il n’empêche que cette paroisse devait être prospère pour que vers la deuxième moitié du Xllleme siecle l’on ait commencé à reconstruire son église dans le style de Pont-Croix. Malgré tout il est tres difficile de connaitre les limites de ces paroisses bretonnes primitives. Son nom Budoc n’est pas sans rappeler le nom de ce moine Budoc, né en Bretagne insulaire qui vint s’établir dans l’archipel de Bréhat et qui séjourna également dans le pays bigouden auprès de son compagnon Tudi (fondateur de l’ermitage de l’Ile Tudy)".

Quoiqu’il en soit ce cimetière a permis de faire sortir les anciens bretons des brumes et des sables et d’entrevoir quelques aspects de leurs moeurs et de leur physique.

Ainsi ces fouilles ont permis de savoir avec plus de précision, ce qu’était un cimetiere littoral breton. "Nous savons, dit le Professeur Giot, qu’un cimetière du Moyen- Age était tout différent de ceux des temps modernes, aux limites définies entre le monde des morts et celui des activités profanes. Ici, les tombes les plus anciennes étaient l’objet de grands soins et bien ordonnées tandis que les plus récentes montraient un grand laisser-aller".

Autre remarque intéressante : cette population de Bretons fraîchement immigrée en Armorique et formée par les générations qui en furent issues, a vu confirmer sa ressemblance avec celle du Pays de Galles, du Sud-Ouest de la Bretagne insulaire à la même époque. L’oratoire de l’an 1000 est d’un type qu’on ne rencontre pas sur le continent, mais qui est identique à de nombreux exemplaires des X, XI et Xllèmes siècles répertoriés.

Ceci confirme des relations maintenues entre les deux rives de la Manche. Sans doute des centaines d’oratoires de ce type ont été construits en Bretagne, mais pour en retrouver les traces, il faudrait démonter les fondations de bien de vieilles chapelles : il fallait un site scellé par les sables comme ceux de la baie d’Audierne. En tout cas la porte principale, au sud, est un caractère qui a survécu longtemps en Bretagne comme dans le sud-ouest des lles Britanniques.

Les habitants actuels du Cap-Sizun (région à l’ouest d’Audierne) sont peut-être les plus proches descendants de ces habitants antiques du Cap-Caval qui, chose curieuse, ont beaucoup moins contribué à former la population bigoudène actuelle... Au cours des temps médiévaux, il y a eu à la fois de lentes modifications des caractères physiques de toutes les populations et des dépeuplements liés aux calamités, aux famines, aux épidémies comme aux guerres.

Comme il a été prouvé par plusieurs spécialistes, le repeuplement a dû se faire à partir d’un nombre limite de souches familiales, avec l’arrivée de gens de l’intérieur vers la côte. La consanguinité aidant, il en est résulté un cousinage généralisé et cela a facilité la multiplication des individus avec le visage un peu particulier qu’on reconnait à beaucoup de Bigoudens.

De même les squelettes de Sant-Urnel ont un aspect tres homogène. Il s’agissait d’une communauté paroissiale où tous étaient cousins.

Autre curiosité de cette nécropole : c’est la quinzaine de trépanation constatée sur les crânes. Cela n’a rien d’étonnant car cette opération chirurgicale se pratiquait encore il y a seulement une vingtaine d’années au Kenya. Des cas semblables ont éte aussi découverts ailleurs qu’à Saint-Urnel.

Enfin selon le professeur Giot "la dépopulation de ce lieu se serait faite aux environs du XVIème siecle".

En conclusion, une bonne partie de ces découvertes se trouvent maintenant au musée préhistorique de Pors Carn.

Guy RIOU
Professeur d’histoire et de géographie.



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